Étiquette : mystère

  • Les runes de feu aux éditions Sombres Rets

    J’ai la joie de vous annoncer qu’aujourd’hui, 2 octobre 2023, vient de paraître aux Éditions Sombres Rets mon thriller fantastique Les Runes de Feu.

    L’illustration de couverture a été réalisée par Elie Darco.

    Voici la couverture :

     

    Voici le quatrième de couverture :

    Septembre 1938. États-Unis. Un tueur en série que la presse a surnommé « L’Inquisiteur de la Nouvelle-Angleterre » fait peser un climat de terreur sur New York. Le cadavre d’une jeune fille vient d’être découvert. C’est déjà la troisième victime et son corps est gravé de runes mystérieuses. En charge de l’enquête, deux agents du FBI, Jack Byrne et Scott Summers, reçoivent l’aide d’archéologues de l’université Columbia. Parmi eux, la belle et aventureuse Coraline Starlin. Au fil de leurs investigations, alors que les morts s’accumulent et qu’un ouragan s’approche, le coupable demeure insaisissable. Plus inquiétant encore, L’Inquisiteur semble transgresser les lois de la nature pour atteindre et frapper ses proies…

    Roman noir où les coups de théâtre s’enchaînent, Les Runes de Feu, nous emporte au cœur d’un mythe de destruction et de grandeur.

     

    « L’intrigue est enlevée, le suspense et les rebondissements sont présents à chaque page… » Pascaline Nolot

     

    « La traque de l’Inquisiteur et du Prophète m’a passionnée ! Plein d’images vont me rester en tête ! » Aurélie Wellenstein

     

    « L’auteur nous convie à un thriller fantastique dont on ne sort pas indemne… » Yves-Daniel Crouzet

     

    Mon roman a connu une première publication aux Editions du Riez en 2015. Hélas, cette maison d’édition a fermé ses portes en 2017, et depuis six ans maintenant Les Runes de feu attendait d’être de nouveau disponible.

    Mon roman a été particulièrement apprécié par ses lecteurs comme en témoignent quelques avis, chroniques et critiques :

    Extraits de la critique de Walkyrie sur Les songes d’une Walkyrie.

    « …  En bref, belle réussite que ce thriller fantastique à l’ambiance extraordinaire que l’on dévore. Difficile de ne pas être embarqué et happé dans cette enquête haletante, dépaysante et terriblement prenante au final incroyable. Chapeau bas à l’auteur ! … »

     

    Extraits de la critique de Nenvyal sur De fil en histoire.

    « …  J’avais lu que ce livre était génial, prenant. Je ne savais pas quoi lire et j’ai eu une folle envie de le sortir de ma PAL. Une merveilleuse idée que j’ai eue. (…) L’écriture de Cyril Carau est prenante. On est complètement dans le bouquin. J’ai été sous le charme dès les premières lignes. Je ne sais pas, j’ai été manipulé par les mots. Les pages défilaient. Les descriptions, que ce soit un lieu ou un personnage par exemple, sont soignés avec un vocabulaire enrichi. L’écriture est enrichie. J’ai eu du  mal à le lâcher. A chaque fin de chapitre, il y a un événement qui voulait nous plonger dans le suivant mais même dans les chapitres, mes yeux lisaient les phrases pour connaitre la suite des péripéties, des bouleversements… »

     

    Extraits de la critique de Gabrielle Sauvin sur Moment critiques :

    « … Les Runes de feu est un thriller mené tambour battant, un piège pour les lecteurs sensibles aux ambiances noires, aux plongées dans l’enfer intérieur des tueurs, car chaque fin de chapitre appelle à se jeter sur le suivant. C’est donc un livre qu’il vaut mieux débuter un soir de week-end sinon gare à la nuit blanche ! … »

     

    La critique de Tuik sur Babelio :

    « Voilà un roman qui mêle habilement les genres ! Commençant comme une intrigue policière à l’ambiance hard-boiled, sur les traces d’un ésotérique meurtrier, le récit s’étoffe peu à peu d’éléments étranges qui nous font basculer dans le fantastique.
    L’écriture de Cyril Carau, très efficace, ne laisse pas de temps mort. Suspense, rebondissements qui tiennent le lecteur en haleine dans une Amérique des années 30 aux détails soignés, relations nouées et brisées, intrigue amoureuse, tous les ingrédients sont là ! L’on s’attache d’emblée au héros esquinté qu’est l’agent Scott Summers, et c’est un réel plaisir de suivre ses pas dans une quête trouble aux accents scandinaves. »
    En résumé, les 500 pages vous filent entre les mains, et c’est un délice ! En plus d’être un très bel objet, Les Runes de Feu est un excellent roman !

     

    La critique d’Aurélie Strega sur Babelio :

    « Original. Un tueur en série sévit à New-York en 1938. L’on suit les différentes pistes de la police. Un suspect difficile à attraper. Un tueur qui semble fanatique et semble se dédoubler. Petit à petit les runes semblent mener à un ancien rituel nordique.. l’ambiance du livre est très sympathique, bien traitée. Les personnages sont aussi bien développés, complexes. Quelques références à L’Histoire comme avec le canular d’Orson Wells. Finalement la partie fantastique pour laquelle je l’avais choisi m’a moins plu que le policier. La fin est intéressante. »

    La critique de Double sur Babelio :

    « Un excellent thriller fantastique, écrit dans un style fluide très agréable à lire. L’intrigue est enlevée, le suspense et les rebondissements sont présents à chaque page. le roman comporte de nombreux clins d’oeil à la culture anglo-saxonne (pulps et comics notamment) et est très bien documenté d’un point de vue historique (le FBI à cette époque, etc.), ce qui lui confère une grande originalité. Les personnages, aussi bien masculins que féminins, sont attachants et donnent envie de les suivre dans les nombreuses péripéties qu’ils traversent. L’affrontement final est épique mais je ne peux en dire plus sans spoiler… Bref, un roman que vous aurez beaucoup de mal à reposer une fois commencé, un véritable « page turner ».  »

     

    La critique de Shelley2015 sur Babelio :

    « L’art du page-turning n’est pas un exercice facile. L’écriture se doit d’être fluide, les péripéties nombreuses et les cliffhangers inspirés. L’action se doit aussi d’être le moteur de l’intrigue sans pour autant négliger la profondeur des personnages, ici guère épargnés par le sadisme feutré de leur créateur.
    Dans les Runes de Feu, nous sommes loin des recettes américaines, même si les références à la culture anglo-saxonne sont omniprésentes (J. Edgar Hoover, Orson Welles, les pulps, les comics, etc…).
    Le vertige nous prend même lors de l’éternelle confrontation Bien/Mal – si souvent manichéenne – qui débouche sur un choc des titans aux dimensions cosmiques sur fond de mythologie scandinave.
    On est comme pris d’ivresse, de vertige, les neurones pétillent comme des bulles de champagne sans oublier de s’émouvoir devant ce qui apparaît aussi comme un hymne poignant à la FEMME (mention spéciale à Sharon).
    La morale de cette histoire ne marque pas le triomphe de la volonté, ni la suprématie du plus fort mais la puissance toujours intacte de l’amour avec un grand « A ».
    Une lecture haletante où les éléments et les protagonistes sont le jouet des anciens dieux.
    Cyril Carau, un auteur à (re)découvrir d’urgence !  »

     

    La critique d’Yves-Daniel Crouzet sur Babelio :

    « De quoi ça parle ?
    Un horrible tueur sévit dans le New York de 1938. Il signe ses meurtres atroces de mystérieuses runes gravées sur le corps de ses victimes. Scott et Jack, agents du FBI, se lancent à sa poursuite. Ils comprendront bientôt qu’ils ont affaire à bien plus qu’un simple psychopathe et que les crimes commis s’inscrivent dans un projet beaucoup plus vaste et démentiel qui menace jusqu’au Monde lui-même !
    « Les Runes de Feu » de Cyril Carau paru aux excellentes Editions du Riez en 2015 est une merveille.
    L’auteur nous convie à un thriller fantastique dont on ne sort pas indemne.
    Son roman se présente en deux parties. La première que j’ai adorée, revêt les atours du thriller « classique » avec une enquête magistrale et pleine de suspense qui nous laisse haletant. Qui est ce mystérieux tueur ? Un psychopathe particulièrement retors ou plus que ça ? le rythme, l’écriture, vous portent comme dans un Page Turner de haut niveau.
    La seconde partie est celle du fantastique pur. le lecteur bascule dans un autre univers ténébreux et d’une cruauté inouïe. Les scènes se succèdent à un rythme infernal jusqu’à une conclusion en forme d’apothéose, d’apocalypse morbide. L’auteur convoque alors la mythologie nordique pour un affrontement de titans intemporel.
    La fin peut-elle être heureuse après un tel déferlement ? Je laisse le soin au lecteur de la découvrir.
    J’ai donc adoré « Les Runes de Feu » de Cyril Carau. Son écriture est riche. Ce n’est pas celle d’un banal faiseur et même si parfois il abuse de certains effets et mots rares, je le tiens comme l’un des meilleurs stylistes de sa catégorie.
    Le cadre historique parfaitement documenté, les personnages attachants, la belle culture de l’auteur, rendent en outre parfaitement crédibles les (mes)aventures de Jack et Scott.
    Je conclurais en vous disant que ce roman, s’il est noir, n’en est pas pour autant dénué d’humour. L’amateur de comics se réjouira ainsi des nombreux clins d’œil qui y figurent.
    Bravo donc pour ses « Runes de Feu » qui vous marqueront, je n’en doute pas, du même fer indélébile que moi.  »

     

    L’avis de Kathlin sur Amazon :

    « Voici un bon polar (et bien plus…) qui mérite le détour !
    Une histoire sombre, un univers richement décrit, des personnages haut en couleur aux personnalités variées….
    On est complètement happé par l’histoire et il est très dur d’interrompre sa lecture.
    La fin sort définitivement des sentiers battues.  »

     

    L’avis de Obuwankenobu sur Amazon :

    « Un excellent polar !
    Du suspense, des rebondissements et un dénouement épique.
    Une fois commencé, il est difficile de reposer le livre.
    Je recommande vivement ce roman.  »

    L’avis d’Ombre sur Amazon :

    « Un excellent thriller fantastique, écrit dans un style fluide très agréable à lire. L’intrigue est enlevée, le suspense et les rebondissements sont présents à chaque page. Le roman comporte de nombreux clins d’œil à la culture anglo-saxonne (pulps et comics notamment) et est très bien documenté d’un point de vue historique (le FBI à cette époque, etc.), ce qui lui confère une grande originalité. Les personnages, aussi bien masculins que féminins, sont attachants et donnent envie de les suivre dans les nombreuses péripéties qu’ils traversent. L’affrontement final est épique mais je ne peux en dire plus sans spoiler… Bref, un roman que vous aurez beaucoup de mal à reposer une fois commencé, un véritable « page turner ».  »

    Share Button
  • Gravée dans la pierre parution au format papier

    C’est aujourd’hui, 18 février, que mon roman Gravée dans la pierre est disponible au format papier chez Gloriana Editions

    300 pages de romance, de voyages, d’émotions, d’art, d’amour, de rebondissements et aussi de mystères. 

    Il est également disponible en ebook au prix mini de 2,99 € : Amazon, Fnac, Kobo, Décitre.

    Voici le quatrième de couverture :

    À 28 ans, Sherry semble avoir réussi sa vie. Elle travaille pour une grande firme new-yorkaise et a de grosses responsabilités. Mais elle a subi plusieurs drames dans sa vie. Elle déprime, dévorée par son travail, et se montre même incapable d’assouvir sa passion pour la sculpture. Sans parler de sa récente rupture sentimentale qui n’arrange rien ! Même son amie Meredith peine à lui remonter le moral. Pourtant, c’est bien dans le cadre de son travail et d’un voyage à Rome, que la jeune femme va rencontrer le bel Alexander Cypher. Impitoyable businessman, celui-ci va lui faire découvrir un autre monde : la Haute Société, ses paillettes et ses frasques. Entre eux s’installe un étonnant jeu de séduction à l’issue plus qu’incertaine. Et pour cause, Alexander est mystérieux et peut-être inaccessible, car son propre goût ne semble pas le porter vers les femmes… Alors pourquoi s’intéresse-t-il à Sherry, qu’est-ce qui le ramène sans cesse vers elle ? Leur quête est-elle celle d’un amour impossible ?

    Share Button
  • Trailer de Gravée dans la pierre

    Gravée dans la pierre met en scène une jeune femme, Sherilyn, qui travaille dans une grande firme américaine. Après des déboires, elle a laissé tomber sa passion pour la sculpture et tout espoir de trouver le véritable amour. Pourtant, dans le cadre de son travail, à l’occasion d’un voyage à Rome, elle rencontre le beau et mystérieux Alexander. Une intimité s’installe entre eux… un jeu de séduction troublant. Mais il semblerait que ce ne soit qu’un jeu ; peu à peu, Sherilyn prend conscience que la préférence sexuelle d’Alexander ne le porte pas vers les femmes…

    Seulement 2,99 €

    Quelques liens pour l’acheter en ebook : Amazon, Fnac, Kobo, Décitre.

    La sortie au format papier est prévue le 18 février 2019 chez Gloriana Editions

     

    Share Button
  • Parution de Gravée dans la pierre en ebook

    C’est aujourd’hui que mon roman « Gravée dans la pierre » paraît au format ebook chez Gloriana Editions. 300 pages de pure émotion à savourer sur vos tablettes, smartphones, liseuses, écrans… pour seulement 2,99 €.

    À 28 ans, Sherry semble avoir réussi sa vie. Elle travaille pour une grande firme new-yorkaise et a de grosses responsabilités. Mais elle a subi plusieurs drames dans sa vie. Elle déprime, dévorée par son travail, et se montre même incapable d’assouvir sa passion pour la sculpture. Sans parler de sa récente rupture sentimentale qui n’arrange rien ! Même son amie Meredith peine à lui remonter le moral. Pourtant, c’est bien dans le cadre de son travail et d’un voyage à Rome, que la jeune femme va rencontrer le bel Alexander Cypher. Impitoyable businessman, celui-ci va lui faire découvrir un autre monde : la Haute Société, ses paillettes et ses frasques. Entre eux s’installe un étonnant jeu de séduction à l’issue plus qu’incertaine. Et pour cause, Alexander est mystérieux et peut-être inaccessible, car son propre goût ne semble pas le porter vers les femmes… Alors pourquoi s’intéresse-t-il à Sherry, qu’est-ce qui le ramène sans cesse vers elle ? Leur quête est-elle celle d’un amour impossible ?

    Quelques liens pour l’acheter : Amazon, Fnac, Kobo, Décitre.

    Pour la version papier, ce sera la semaine prochaine.

    Share Button
  • La saison 3 de Twin Peaks, analyses, explications, révélations 2

    Dans l’épisode 2 (ou Part II), il y a un passage qui se déroule dans la loge noire entre Dale Cooper et, apparemment, Laura Palmer. Voici un extrait de leur dialogue (avec images) :
    Dale : Qui êtes-vous ?
    Laura : Je suis Laura Palmer.
    Dale : Mais Laura Palmer est morte.
    Laura : Je suis morte. Pourtant je vis.

    Laura pose ensuite sa main sur son visage et le retire comme s’il s’agissait d’un masque. On voit à l’intérieur non pas un crâne sanguinolent, mais une vive lumière. Puis elle remet son visage en place.

    Cette scène, malgré sa beauté poétique et visuelle, a de quoi déconcerter et laisser perplexe le spectateur. Voici la suite.

    Dale demande quand il peut s’en aller. Allusion à la première tirade de Laura qui lui dit qu’il peut maintenant partir. Est-ce parce qu’elle lui a dit précédemment ou parce qu’elle s’est dévoilée ? qu’il semble évident à Dale que Laura sache comment il peut partir, se libérer de cet endroit — sa prison depuis 25 ou 26 ans. Salle d’attente ou antichambre d’un lieu mystérieux : la loge noire.
    Laura le rejoint, lui donne un tendre baiser sur la bouche puis lui répond à l’oreille, comme on murmure un secret. Paroles entendues par Dale seul. (C’est d’ailleurs sur ce secret que se terminera la saison 3.) Dale sourit légèrement, puis devient très sérieux, très concentré sur les paroles… et il émet subitement un petit « Oh ! » (hoquet d’étonnement ? de peur ? de douleur ?) et semble réfléchir sur cette révélation. Puis Laura recule d’un pas, lève la tête vers le haut, prend peur et est brutalement arrachée de la pièce dans un long cri.

    L’attention de Dale se porte sur les rideaux rouges qui bougent à cause du vent, ils se soulèvent, disparaissent et on voit au loin un cheval blanc. Zoom sur du noir. Retour sur le sol en zigzag labyrinthique. Dale ne semble pas avoir bougé de son fauteuil. Mike, à côté de lui, pose cette question :
    Mike : Est-ce le passé ou est-ce le futur ?
    On aura la réponse au dernier épisode. Cette scène dans l’épisode 2 annonce le périple à venir de Dale. Le difficile cheminement vers la liberté, la découverte de son vrai moi (du moins jusqu’à l’épisode 16). Ce que j’appelle Le Chant de la perle (1) de David Lynch où Dale est le prince et Laura la perle. Mais j’anticipe sur mes prochains articles.

    Pour comprendre cette séquence mystérieuse, il faut se remettre en mémoire que pour les Gnostiques nous sommes des purs esprits, des êtres de lumière emprisonnés dans nos corps faits de cette matière dont s’est servie le Diable pour bâtir le monde.
    Pour montrer qui elle est vraiment à Dale, pour affirmer son identité, Laura doit donc enlever la matière, le masque de la matière (son visage) et montrer sa lumière intérieure, sa substance véritable, son être profond… son âme. Certes, sa dépouille mortelle, son corps est mort, mais la vraie Laura, son âme, continue de vivre. « Je suis morte. Pourtant je vis. »
    La vraie Laura est un être de Lumière. Est-ce pour cela ? cette aptitude à pouvoir montrer son être véritable qu’elle sera qualifiée de « The One » (l’Élue ou l’Unique ou l’Un, selon les traductions, l’Un étant le nom du Sauveur, le Christ pour certains Gnostiques valentiniens comme Marc) dans l’épisode 8.
    Cette séquence, qui nous donne quelques clés pour comprendre la saison 3, est en fait une leçon initiatique pour Dale. Laura lui fait une révélation, entendue de lui seul. Mais ça le Diable (ou ses démons — les êtres maléfiques comme les woodmen ou Bob) ne le supportent pas… d’où l’expulsion brutale de Laura.

    Il faut garder à l’esprit que pour les Gnostiques, il y a une guerre cosmique entre le vrai Dieu et le Diable, entre l’esprit et la matière, le Bien et le Mal, le Vrai et le Faux… Or, dans cette guerre, c’est le Diable (le mal) qui est en train de l’emporter. Notamment grâce aux actions (maléfiques, mauvaises, corruptrices) des hommes. Nous sommes piégés dans nos corps, dans ce monde appartenant au Diable. D’une part, on lutte contre des démons, mais aussi, d’autre part, contre nous-mêmes, contre nos doubles maléfiques.
    C’est cela, entre autres choses, que Lynch met en scène avec Twin Peaks. En même temps qu’il montre le cheminement initiatique (et contre-initiatique durant les 2 premières saisons) (2) de Dale : son Chant de la perle.

    J’en dirai plus dans le prochain article. À suivre…

    _____________________

    (1) Pour lire Le Chant de la perle avec un commentaire intéressant de Jacques E. Ménard et son équipe : http://www.persee.fr/doc/rscir_0035-2217_1968_num_42_4_2516

    (2) Pour un très intéressant commentaire des 2 premières saisons et du film Fire walk with me, je conseille vivement la lecture de l’ouvrage de Pacôme Thiellement : La main gauche de David Lynch (PUF, coll. Travaux pratiques).

    Share Button
  • La saison 3 de Twin Peaks, analyses, explications, révélations

    Pour « éclaircir » quelques points obscurs de la saison 3 de Twin Peaks, je m’appuierai sur des courants de pensée, artistique, philosophique, religieux historiquement datés, mais qui ont également la particularité d’être transhistorique. La conception gnostique du monde (que l’on peut situer du 1e au 15e siècle, de l’enseignement de Basilide aux derniers Patarins) et le courant baroque (1550-1750). Mais comme indiqué plus haut, ces courants dépassent leur cadre historique et connaissent de nombreuses résurgences, par exemple Carl G. Jung était gnostique et Stanley Kubrick peut être qualifié de cinéaste baroque. Selon moi, David Lynch est les deux, gnostique et baroque.
    Cela précisé, je ne me priverai pas, le cas échéant, à faire appel à des poètes ou penseurs plus récents (Hölderlin, Baudelaire, Julian Jaynes) ou au mythe du Graal ou à la psychanalyse pour éclaircir ces quelques points.

    Pourquoi le baroque ?
    Parce que les rêves sont très présents dans l’œuvre de David Lynch et Twin Peaks en particulier. Pour la pensée baroque, la vie est un rêve, une scène de théâtre ou un roman. De plus, une des particularités du baroque, est cette capacité à montrer que ce qui est visible, devant nous, apparemment vrai n’est pas ce qu’il paraît être. Dit autrement, le baroque est ce courant spécifique qui dénonce le faux-semblant et nomme ce qui est (et vrai) via l’illusion artistique. Un des exemples les plus célèbres de cette façon de procéder nous vient de Shakespeare, le grand dramaturge baroque sous l’époque élisabéthaine : Hamlet utilise une troupe de théâtre pour mettre en scène l’assassinat de son père et ainsi découvrir qui est le véritable meurtrier. Son oncle, ivre de pouvoir.
    Car une autre des particularités du baroque est son rapport au pouvoir. Apparemment à la solde du souverain (rois, princes, papes), notamment lors de la contre-réforme, l’artiste baroque – apparemment servile devant ses commanditaires – se joue de cette position pour dénoncer justement le pouvoir en place.
    Autre aspect intéressant : en peinture, l’artiste part non d’une toile vierge, mais noire ou sombre… et, progressivement, par touche de couleur claire, d’apport de « lumière », il fait surgir, il fait « naitre » le sujet. Or, c’est ce qui arrive à Dale Cooper dans cette saison 3. On le découvre, en premier lieu, dans la loge noire en noir et blanc (plutôt dans des nuances de gris). Ce n’est que progressivement qu’il sort de la loge, dans un périple sombre (et carrément obscur au niveau du sens), pour arriver à la lumière. Et encore… ce n’est pas comme Dale Cooper, mais Dougie Jones ! Il faudra un gros coup de lumière, de jus, d’électricité pour qu’enfin, à l’épisode 16, on retrouve notre bon vieil Agent Coop. Mais j’anticipe, tout cela est « le Chant de la perle » de David Lynch.

    Pourquoi le gnosticisme ?
    Ce courant religieux, cosmogonique, philosophique et éthique recoupe un faisceau de mouvements (et/ou églises) à travers le temps et l’espace : de l’Arménie au Sud de la France, en passant par Constantinople et la Bulgarie, du 1e au 15e siècle (période de l’élimination des derniers Patarins), des Marcionites aux Cathares en passant par les Pauliciens et les Bogomiles.
    Un socle commun lie tous ces mouvements. À savoir, d’abord, le dualisme : l’Esprit (le Bien) s’oppose à la matière (le Mal). Le véritable Dieu, le Père, le Premier Principe, est un esprit de pure lumière qui évolue ailleurs. Pour certains gnostiques (Valentin), dans le Plérôme (l’Ailleurs spirituel où vivent Dieu, les Éons, les anges). En revanche, le Diable (ou Démiurge) évolue sur Terre qu’il a créée. Or, l’homme a cette particularité, pour son malheur, d’être constitué d’une âme spirituelle immortelle et d’un corps matériel périssable. Il est en quelque sorte l’expression de la dualité. C’est là sa tragédie.
    À savoir, ensuite, que c’est le Diable (Satan, le Démiurge, Yahvé, Lucifer, quelque soit son nom) qui a créé le monde, l’univers matériel… et qui l’a peuplé en kidnappant des anges du Plérôme. Ainsi pour nombre de gnostiques, nous vivons littéralement en enfer. Quand on voit le sort des Cathares, par exemple, exterminés lors de la croisade des Albigeois, puis par l’Inquisition, on peut difficilement leur donner tort.
    D’où, troisième point à retenir, tous ces mouvements ont mal fini. Soit le gnostique était obligé de se convertir à la religion dominante (catholique, orthodoxe ou musulmane), soit il était éliminé physiquement. En France, les exemples les plus atroces étant le sac de Béziers et l’extermination de sa population en juillet 1209, et le tristement célèbre bûcher de Montségur, la dernière citadelle cathare, en mars 1244.
    Ce qui m’intéresse pour éclairer les points obscurs de la saison 3, outre leur croyance en la transmigration des âmes (métempsycose ou réincarnation), c’est aussi que chaque acte a une conséquence. D’une action bénéfique découle une conséquence bénéfique. Et, inversement, d’une action maléfique découle une conséquence maléfique. De même, si on peut être sauvé de sa situation d’ange emprisonné dans un corps matériel, on peut être corrompu et être irrémédiablement perdu. Les agents maléfiques ne sont pas tous des démons, mais des hommes corrompus. Car il se déroule une guerre cosmique entre le Bien et le Mal… et, force est de constater, que le Mal est en train de l’emporter.

    J’en dirai plus dans le prochain article. À suivre…


     

    Lecture conseillée pour une introduction aux mouvements gnostiques de l’Antiquité au Moyen-âge : Le manichéisme médiéval de Steven Runciman.
    Pour le baroque, je renvoie à mon article : La mise en scène du monde dans le webzine Univers 4, à lire/télécharger gratuitement ici : http://outremonde.fr/univers-4-outremonde

    Share Button
  • Galaxies 38 – spécial Nathalie Henneberg

    Le numéro 38 de la revue Galaxies – Science-fiction est consacré à Nathalie Henneberg. On peut lire la suite et la fin du roman inédit Khéroub des étoiles, ainsi qu’un dossier consacré à cette grande dame de l’Imaginaire francophone. J’ai rédigé la biographie et un article (La conquête de la liberté). Pour la biographie, j’ai largement puisé dans les quelques interviews de Nathalie, dans l’essai Le mystère Henneberg de Charles Moreau et dans Souvenirs d’un fan de Didier Reboussin.

    Ce numéro de Galaxies, couplé à Mercury, fait aussi la part belle aux femmes dans la SF. Comme on peut le voir dans le sommaire, toutes les nouvelles ont été écrites par des auteures.

    Voici la belle couverture signée Séverine Pineaux.

    galaxies-38

    A noter également un article consacré à la BD Cybersix et un compte-rendu d’une quarantaine de pages sur le cinéma SF et fantastique des 6 derniers mois signé JP Andrevon et JP Fontana.

    Pour acquérir ce numéro historique, c’est seulement 11 euros (version papier) ou 4,90 euros (version numérique) dans la boutique en ligne de Galaxies.

    Share Button
  • La Tour de Emmanuel Ardichvili

    Hello à tous,

    Un petit article pour signaler l’ouverture des pré-commandes du 22e ouvrage des éditions Sombres Rets, un roman jeunesse de Emmanuel Ardichvili intitulé La Tour. Il figure dans la collection, Pièges à rêves, qui s’adresse aux lecteurs à partir de 10 ans.

     

    Il s’agit d’un roman de science-fiction qui met en scène les aventures de Orkann, Swalee et Ool. Les trois amis vivent dans un village forestier, sous les branches d’une plante géante. La forêt est peuplée de créatures surprenantes et de dangereux prédateurs. Les jeunes héros possèdent eux-mêmes d’incroyables aptitudes. Curieux, ils partent à la découverte de la tour immense et mystérieuse qui domine le village.

     

    La couverture :

     

     

     

    1couverture_tour

     

     

     

    Type d’ouvrage : roman jeunesse dès 10 ans, science-fiction
    Format : 15 x 21cm
    Environ : 120 pages
    ISBN : 978-2-918265-21-4
    Prix : 12 euros

    L’ouvrage est en pré-commande jusqu’au 20 mai 2015 (date officielle de sa parution).

    Ainsi, outre le plaisir de recevoir en premier La Tour, les frais de port et des marque-pages sont offerts !

    Pour pré-commander l’ouvrage, rendez-vous sur la page Boutique de l’éditeur.

    Share Button
  • Petits mystères et grand amour de Elie Darco

    hqn_petits-mysteres-et-grand-amour_elie-darcoJ’ai le plaisir de vous annoncer la sortie de Petits mystères et grand amour d’Elie Darco. Il s’agit d’un roman qui se déroule en Angleterre et qui met en scène une jeune française, professeur d’histoire de l’art. Elle va vivre de nombreuses aventures, sentimentales, mais aussi mystérieuses, avec des personnages haut en couleur (surtout son excentrique voisine, Miss Boyd).

     

    • Romance policière
    • 440 signes espaces comprises
    • paru le 20 mai 2014 en numérique aux éditions Harlequin HQN
    • 4.99€ à commander chez Harlequin, Fnac, Amazon, Decitre, Dialogues…

     Tiphaine Granic débute en tant qu’enseignante dans une petite ville huppée près d’Oxford. Après une rupture difficile, la jeune femme est bien décidée à se reconstruire une vie professionnelle et personnelle. À force de quiproquos, Tiphaine côtoie la gentry locale, fait des rencontres et s’étonne des codes de cette bonne société anglaise victime de son snobisme. Elle a pour voisine, une excentrique et amusante vieille dame qui l’entraîne dans une enquête mêlant commérages, mystères historiques, affaires policières et secrets de famille. Tiphaine croit à sa chance de trouver l’amour, mais qui du professeur Peters ou de l’ombrageux Lord Coolidge remportera son cœur ?

    .

    Les premières pages : http://www.calameo.com/read/000680467403577f87b7b

    Share Button
  • Etranges Voyages en précommande

    J’ai le plaisir de vous annoncer l’ouverture des pré-commandes de la nouvelle anthologie que j’ai dirigée (pour les Éditions Sombres Rets) qui s’intitule Etranges Voyages.

     

    L’ouvrage sera disponible le 3 avril.

     

    La période de pré-commande aide à financer le tirage, durant celle-ci, des marque-pages et les frais de port sont offerts quelque soit votre pays d’expédition.

     

     

    Voici le sommaire :

    Voisins d’escale de C.D. Inbadreams
    Euryale de Didier Reboussin
    Lever l’encre de Pascaline Nolot
    Un flacon sous l’écume de Sébastien Eres
    Le Dernier Voyage de Richard Mesplède
    Le bézoard de Anne Goulard
    À l’ouest des menteries de Florent Salem
    L’hôte de Yves-Daniel Crouzet
    Jad à la dérive de Aurélie Wellenstein
    Randonnée pour une chouquette de Emmanuelle Boreau
    Le silence et dors de Annabelle Léna
    Moments en fuite de Bruno Grange
    Au-delà de l’Obscur de David Baquaise
    L’alternative de Élie Darco
    Un nouveau départ de Marie Loresco

    La couverture est signée Elie Darco

     

    Voyager, partir, fuir… Ces trois mots ont servi de thème aux nouvelles qui constituent cet ouvrage. Je voulais goûter à l’ailleurs, me perdre, me dépayser, découvrir d’autres contrées, m’abandonner aux mystères lointains lorsque j’ai sollicité une cinquantaine d’auteurs pour répondre à cet Appel À Textes. Ce qu’il en ait ressortir, ce sont quinze nouvelles et essentiellement trois aspects : l’étrangeté, l’idée d’ultime voyage et de renouveau. Amateurs de randonnées ou de voyages interstellaires, de trajet en métro ou de sauts temporels, de périples marins ou spirituels, de contrées exotiques ou mythologiques, de plongée vers l’Au-delà ou de dîners chez un voisin, avec cette anthologie, vous trouverez sans nul doute votre content.

     

    Des informations complémentaires (4e de couverture, extraits, etc.) sont visibles sur la page du livre.

    Share Button
  • Un homme fort

    Il s’agit d’une nouvelle historique et de guerre qui se trouve dans l’anthologie Mystères et Mauvais Genres dirigée par Elie Darco. Je l’ai écrite sous la forme d’un témoignage, celui de mon grand-père. Il me relate l’histoire de son amitié avec un mafioso italo-américain durant la seconde guerre mondiale. John-Philip Fumegan…

    Voici les infos concernant l’anthologie :

     

    Mystères et Mauvais Genres

    Dirigée par : Elie Darco
    Type d’ouvrage : anthologie de nouvelles
    Format : 15 x 21cm
    264 pages
    ISBN : 978-2-918265-04-7


    Quatrième de couverture :

    La porte se ferme, emprisonnant un pan de brume et l’odeur de la ville. Une silhouette s’avance entre les rayonnages, le pas vif, tous les sens aux aguets. Sa main glisse sur la tranche d’un livre dont elle se saisit avidement. Elle plonge entre les lignes à la rencontre…

    … d’un inspecteur qui côtoie la mort de près,
    … de l’ambiance torride et dangereuse du Brésil,
    … d’un desperado acculé par des chasseurs de prime,
    … des lieux où règnent la folie, la hantise et le vice,
    … d’un fait divers à vous glacer les sangs.

    À la croisée des genres, entre enquêtes policières, aventures surnaturelles et énigmes de la science-fiction, cette anthologie s’adresse à tous les amateurs de frissons et de mystères.

    Share Button
  • L’attente

    sépia sur papier

    Share Button