Lors du 26e Carré des écrivains, qui se déroulera au Centre Bourse à Marseille, je serai en compagnie de 133 romanciers, poètes, auteurs, historiens, scénaristes, essayistes, journalistes et artistes… qui ont écrit sur Marseille et ses environs. Cette année le thème est la Canebière.
Voici l’affiche :
Organisée par le Comité du Vieux-Marseille, à l’initiative d’Yves Davin, cette manifestation aura lieu le samedi 18 novembre 2017 au centre-Bourse.
Voici quelques-uns des auteurs présents. Je me trouverai entre l’historien Claude Camous et l’auteur et cinéaste Philippe Carrese.
Je dédicacerai mon roman policier L’ange de Marseille, mon thriller Les runes de feu, mon recueil fantastique Masques de femmes et la dernière anthologie de nouvelles que j’ai dirigée Animaux fabuleux. Je vous donne donc rendez-vous, le samedi 18 novembre de 14H à 18H, au Centre-Bourse.
Événement dans le monde littéraire de l’Imaginaire avec la parution prochaine, en décembre, d’un roman inédit de Nathalie Henneberg : Demain le ciel.
Écrit à la fin des années 1950-début 60, ce roman d’anticipation met en scène le début de la conquête spatiale.
Voici le quatrième de couverture :
Le monde semble s’être remis de la Seconde Guerre mondiale, mais d’autres rivalités, d’autres enjeux excitent l’ambition des gouvernements. Éric N., psychotechnicien de formation, reçoit un ordre de mission, et rejoint un lieu secret pour participer à l’une des plus prodigieuses aventures humaines : la conquête spatiale. La course est lancée, tous les regards sont tournés vers le ciel, mais ces savants, qui construisent des engins toujours plus élaborés, et ces hommes, qui y prendront place pour s’élever à l’égal des dieux, sont-ils vraiment prêts ?
Demain le ciel nous raconte l’avènement de la première agence spatiale européenne. Demain le ciel, c’est le destin croisé d’hommes courageux, mais imparfaits. Et dans la production littéraire de Nathalie Henneberg, c’est un roman différent, à la confluence de plusieurs genres, plus proche de l’Homme, des méandres de sa psyché, de ses rêves et de ses limites… qui se situeront toujours quelque part au-dessus de nos têtes.
Nathalie Henneberg, née Novokovski, a vu le jour à Batoum, en Géorgie, dans la région du Caucase, officiellement le 23 octobre 1917, mais en réalité en 1910. Avec sa famille, elle fuit en Turquie en novembre 1920, avec une partie des troupes du général Wrangel qui viennent d’être vaincues à Sébastopol par l’armée rouge. Les Novokovski restent à Istanbul, puis émigrent en 1922 au Liban.
En juin 1936, alors qu’elle séjourne à Horms, en Syrie, elle fait la connaissance de Charles Henneberg. Ce sergent-major dans la Légion Étrangère Française (il est d’origine allemande) parvient à séduire cette ravissante jeune femme, très indépendante. Ils se marient le 23 avril 1937, à Damas.
Les époux Henneberg se trouvent ensuite au cœur de la tourmente de la Seconde Guerre Mondiale, notamment durant le siège de Palmyre. Ces épisodes seront contés dans ses premiers romans écrits en langue française et signés Dominique Hennemont : Trois Légionnaires et Le Sabre de l’Islam (publiés en 1952 chez André Martel Éditeur), mais aussi des années plus tard (en 1962) dans le roman de Science-Fiction la Forteresse Perdue. Et surtout dans Hécate vers 1970.
En 1946, les époux Henneberg s’installent à Paris. Cécile des Anges, sa première nouvelle écrite en français, un texte largement autobiographique, est signée Nathalie Hennemont.
Il est bon de rappeler que c’est Nathalie seule qui a écrit l’ensemble de l’œuvre. Même Trois légionnaires et le sabre de l’Islam, co-écrits officiellement avec son époux. Même La Naissance des Dieux, (roman qui obtient le grand prix du roman d’anticipation scientifique – prix Rosny aîné – le 14 octobre 1954, et dont Charles endosse seul la paternité) et les textes suivants, nouvelles ou romans.
Son époux décède en 1959, mais Nathalie continue de publier. Suivent nombre de romans et nouvelles SF, fantastiques, policières… jusqu’à l’écriture de son chef-d’œuvre, La Plaie, publié en 1964 chez Hachette dans la collection « le Rayon fantastique ». La suite, Le Dieu Foudroyé, est écrite douze ans plus tard. Nathalie Henneberg décède le 24 juin 1977 à Paris.
Sublime, merveilleuse, adorable, facétieuse, sensible, énergique, magnifique… quel terme employer pour qualifier Danielle Darrieux, l’une des plus grandes actrices du cinéma français ? Tous certainement, tant son talent était immense. De la jeune première impertinente à l’héroïne tragique, de la femme fatale à la femme mâture qui découvre enfin l’amour, de la « Gavroche » féminine éprise de liberté à la bourgeoise enferrée dans ses principes… elle a su sans cesse renouveler son registre de personnages.
Dans le film Katia, en 1938.
Danielle Darrieux a tourné avec les plus grands metteurs en scène, français comme étrangers. Je citerai juste J. Mankiewiecz, Max Ophüls, Julien Duvivier, Billy Wilder, A. Litvak, Sacha Guitry, Maurice Tourneur, Robert Rossen, Marcel L’Herbier, A. Cayatte, Cl. Autant-Lara, Henri Decoin (qui fut son mari), Henri Verneuil, Jacques Demy, P. de Broca, et bien d’autres… notamment des écrivains comme Jean Cayrol (Le coup de grâce), Marcel Achard (Jean de la Lune), Jean Herman/Vautrin (Le dimanche de la vie) ou Romain Gary (Les oiseaux vont mourir au Pérou).
Dans le film La coqueluche de Paris, 1938
Femme de théâtre également, elle a joué dans des pièces de Jean Anouilh, Henry Bernstein, Sacha Guitry, Françoise Sagan, Musset, Marcel Achard, Marcel Aymé, Félicien Marceau, Feydeau, Colin Higgins…
En 1967 lors de son tour de chant à la Tête de l’Art
Chanteuse également, elle était une voix et une présence qui crève l’écran. Artiste internationale, elle chantera et interprètera sur scène, à Londres et à Broadway, Ambassador de Etterling et Barlow (d’après l’œuvre de Henry James).
Dans la pièce de théâtre, Jeu dangereux, de Henri Decoin, en 1937. (Photo by Lipnitzki/Roger Viollet/Getty Images)
Plus que de longévité, on peut parler d’immortalité. Danielle Darrieux a tourné son premier film, Le Bal, en 1931. Alors, le cinéma commençait tout juste à parler. Et son dernier film, Pièce montée, sorti en 2010, a été projeté en numérique. Autant dire qu’elle a connu toutes les innovations du cinéma !
Dans le film Le bal, en 1931
Dans ce film, elle interprète Antoinette, une adolescente de 14 ans qui donnera une bonne leçon à ses parents, parvenus, nouveaux riches qui perdent la tête à cause de l’argent. Elle alternera ensuite les rôle de jeune rebelle avec ceux de jeune première… tout en poussant la chansonnette. Sa mère était la cantatrice Marie-Louise Darrieux-Witkowski.
Dans le film Tarass Boulba, en 1936.
Née à Bordeaux le 1er mai 1917, Danielle Darrieux a tiré sa révérence le 17 octobre 2017 à Bois-le-Roi. Elle avait un siècle. Mais elle nous demeure à travers son œuvre, films, pièces de théâtre, séries, chansons, téléfilms, écrits, témoignages… et tout ce bonheur qu’elle nous a apporté.
Dans le film Madame de, en 1953.
Je ne cacherai pas, outre l’admiration que j’éprouvais pour cette artiste, que j’étais un peu amoureux d’elle. C’est pour cela que j’ai tenu à ce que la première toile de ma série « L’Ascension des Idoles » soit son portrait.
L’ascension des idoles – Danielle Darrieux – huile sur toile, 2016.
Dans l’épisode 2 (ou Part II), il y a un passage qui se déroule dans la loge noire entre Dale Cooper et, apparemment, Laura Palmer. Voici un extrait de leur dialogue (avec images) :
Dale : Qui êtes-vous ?
Laura : Je suis Laura Palmer.
Dale : Mais Laura Palmer est morte.
Laura : Je suis morte. Pourtant je vis.
Laura pose ensuite sa main sur son visage et le retire comme s’il s’agissait d’un masque. On voit à l’intérieur non pas un crâne sanguinolent, mais une vive lumière. Puis elle remet son visage en place.
Cette scène, malgré sa beauté poétique et visuelle, a de quoi déconcerter et laisser perplexe le spectateur. Voici la suite.
Dale demande quand il peut s’en aller. Allusion à la première tirade de Laura qui lui dit qu’il peut maintenant partir. Est-ce parce qu’elle lui a dit précédemment ou parce qu’elle s’est dévoilée ? qu’il semble évident à Dale que Laura sache comment il peut partir, se libérer de cet endroit — sa prison depuis 25 ou 26 ans. Salle d’attente ou antichambre d’un lieu mystérieux : la loge noire.
Laura le rejoint, lui donne un tendre baiser sur la bouche puis lui répond à l’oreille, comme on murmure un secret. Paroles entendues par Dale seul. (C’est d’ailleurs sur ce secret que se terminera la saison 3.) Dale sourit légèrement, puis devient très sérieux, très concentré sur les paroles… et il émet subitement un petit « Oh ! » (hoquet d’étonnement ? de peur ? de douleur ?) et semble réfléchir sur cette révélation. Puis Laura recule d’un pas, lève la tête vers le haut, prend peur et est brutalement arrachée de la pièce dans un long cri.
L’attention de Dale se porte sur les rideaux rouges qui bougent à cause du vent, ils se soulèvent, disparaissent et on voit au loin un cheval blanc. Zoom sur du noir. Retour sur le sol en zigzag labyrinthique. Dale ne semble pas avoir bougé de son fauteuil. Mike, à côté de lui, pose cette question :
Mike : Est-ce le passé ou est-ce le futur ?
On aura la réponse au dernier épisode. Cette scène dans l’épisode 2 annonce le périple à venir de Dale. Le difficile cheminement vers la liberté, la découverte de son vrai moi (du moins jusqu’à l’épisode 16). Ce que j’appelle Le Chant de la perle (1) de David Lynch où Dale est le prince et Laura la perle. Mais j’anticipe sur mes prochains articles.
Pour comprendre cette séquence mystérieuse, il faut se remettre en mémoire que pour les Gnostiques nous sommes des purs esprits, des êtres de lumière emprisonnés dans nos corps faits de cette matière dont s’est servie le Diable pour bâtir le monde.
Pour montrer qui elle est vraiment à Dale, pour affirmer son identité, Laura doit donc enlever la matière, le masque de la matière (son visage) et montrer sa lumière intérieure, sa substance véritable, son être profond… son âme. Certes, sa dépouille mortelle, son corps est mort, mais la vraie Laura, son âme, continue de vivre. « Je suis morte. Pourtant je vis. »
La vraie Laura est un être de Lumière. Est-ce pour cela ? cette aptitude à pouvoir montrer son être véritable qu’elle sera qualifiée de « The One » (l’Élue ou l’Unique ou l’Un, selon les traductions, l’Un étant le nom du Sauveur, le Christ pour certains Gnostiques valentiniens comme Marc) dans l’épisode 8.
Cette séquence, qui nous donne quelques clés pour comprendre la saison 3, est en fait une leçon initiatique pour Dale. Laura lui fait une révélation, entendue de lui seul. Mais ça le Diable (ou ses démons — les êtres maléfiques comme les woodmen ou Bob) ne le supportent pas… d’où l’expulsion brutale de Laura.
Il faut garder à l’esprit que pour les Gnostiques, il y a une guerre cosmique entre le vrai Dieu et le Diable, entre l’esprit et la matière, le Bien et le Mal, le Vrai et le Faux… Or, dans cette guerre, c’est le Diable (le mal) qui est en train de l’emporter. Notamment grâce aux actions (maléfiques, mauvaises, corruptrices) des hommes. Nous sommes piégés dans nos corps, dans ce monde appartenant au Diable. D’une part, on lutte contre des démons, mais aussi, d’autre part, contre nous-mêmes, contre nos doubles maléfiques.
C’est cela, entre autres choses, que Lynch met en scène avec Twin Peaks. En même temps qu’il montre le cheminement initiatique (et contre-initiatique durant les 2 premières saisons) (2) de Dale : son Chant de la perle.
J’en dirai plus dans le prochain article. À suivre…
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(1) Pour lire Le Chant de la perle avec un commentaire intéressant de Jacques E. Ménard et son équipe : http://www.persee.fr/doc/rscir_0035-2217_1968_num_42_4_2516
(2) Pour un très intéressant commentaire des 2 premières saisons et du film Fire walk with me, je conseille vivement la lecture de l’ouvrage de Pacôme Thiellement : La main gauche de David Lynch (PUF, coll. Travaux pratiques).
C’est avec grand plaisir que je serai présent au festival de l’Imaginaire du pays d’Aix, sur le stand des éditions Sombres Rets, en compagnie d’Elie Darco, Valérie Simon, Frédéric Czilinder et d’autres auteurs et illustrateurs (la liste complète ci-dessous).
L’Imaginaire (SF, fantastique, fantasy) est à l’honneur, et plus précisément cette année, le thème est le Gothique.
De nombreuses animations auront lieu dès le 9 octobre, durant toute la semaine, notamment dans les écoles (Lambesc, Rognes, la Roque-d’Anthéron, les Pennes-Mirabeau) et durant le week-end suivant (projection, musique, spectacles de rues, rencontres, lectures, défilés, artisanats, création…)
Voici la liste des auteurs, illustrateurs et éditeurs présents : Auteurs et illustrateurs : Laurent André dit Laurand, Philippe Auribeau, Jacques Barberi, Jean-Luc Bizien, Cyril Carau, Patrick Coulomb, Frédéric Czilinder, Sophie Dabat, Elie Darco, Jean-Laurent Del Socorro, Cécile Duquenne, Alex Evans, Pierre Gaulon, Gilles Francescano, Agnès Laroche, Valérie Simon, Vanessa Terral. Éditeurs : ActuSF, Label Badwolf, Mnémos, Les Moutons, électriques, Les Netscripteurs, Sans Détours, Sombres Rets.
Pour « éclaircir » quelques points obscurs de la saison 3 de Twin Peaks, je m’appuierai sur des courants de pensée, artistique, philosophique, religieux historiquement datés, mais qui ont également la particularité d’être transhistorique. La conception gnostique du monde (que l’on peut situer du 1e au 15e siècle, de l’enseignement de Basilide aux derniers Patarins) et le courant baroque (1550-1750). Mais comme indiqué plus haut, ces courants dépassent leur cadre historique et connaissent de nombreuses résurgences, par exemple Carl G. Jung était gnostique et Stanley Kubrick peut être qualifié de cinéaste baroque. Selon moi, David Lynch est les deux, gnostique et baroque.
Cela précisé, je ne me priverai pas, le cas échéant, à faire appel à des poètes ou penseurs plus récents (Hölderlin, Baudelaire, Julian Jaynes) ou au mythe du Graal ou à la psychanalyse pour éclaircir ces quelques points.
Pourquoi le baroque ?
Parce que les rêves sont très présents dans l’œuvre de David Lynch et Twin Peaks en particulier. Pour la pensée baroque, la vie est un rêve, une scène de théâtre ou un roman. De plus, une des particularités du baroque, est cette capacité à montrer que ce qui est visible, devant nous, apparemment vrai n’est pas ce qu’il paraît être. Dit autrement, le baroque est ce courant spécifique qui dénonce le faux-semblant et nomme ce qui est (et vrai) via l’illusion artistique. Un des exemples les plus célèbres de cette façon de procéder nous vient de Shakespeare, le grand dramaturge baroque sous l’époque élisabéthaine : Hamlet utilise une troupe de théâtre pour mettre en scène l’assassinat de son père et ainsi découvrir qui est le véritable meurtrier. Son oncle, ivre de pouvoir.
Car une autre des particularités du baroque est son rapport au pouvoir. Apparemment à la solde du souverain (rois, princes, papes), notamment lors de la contre-réforme, l’artiste baroque – apparemment servile devant ses commanditaires – se joue de cette position pour dénoncer justement le pouvoir en place.
Autre aspect intéressant : en peinture, l’artiste part non d’une toile vierge, mais noire ou sombre… et, progressivement, par touche de couleur claire, d’apport de « lumière », il fait surgir, il fait « naitre » le sujet. Or, c’est ce qui arrive à Dale Cooper dans cette saison 3. On le découvre, en premier lieu, dans la loge noire en noir et blanc (plutôt dans des nuances de gris). Ce n’est que progressivement qu’il sort de la loge, dans un périple sombre (et carrément obscur au niveau du sens), pour arriver à la lumière. Et encore… ce n’est pas comme Dale Cooper, mais Dougie Jones ! Il faudra un gros coup de lumière, de jus, d’électricité pour qu’enfin, à l’épisode 16, on retrouve notre bon vieil Agent Coop. Mais j’anticipe, tout cela est « le Chant de la perle » de David Lynch.
Pourquoi le gnosticisme ?
Ce courant religieux, cosmogonique, philosophique et éthique recoupe un faisceau de mouvements (et/ou églises) à travers le temps et l’espace : de l’Arménie au Sud de la France, en passant par Constantinople et la Bulgarie, du 1e au 15e siècle (période de l’élimination des derniers Patarins), des Marcionites aux Cathares en passant par les Pauliciens et les Bogomiles.
Un socle commun lie tous ces mouvements. À savoir, d’abord, le dualisme : l’Esprit (le Bien) s’oppose à la matière (le Mal). Le véritable Dieu, le Père, le Premier Principe, est un esprit de pure lumière qui évolue ailleurs. Pour certains gnostiques (Valentin), dans le Plérôme (l’Ailleurs spirituel où vivent Dieu, les Éons, les anges). En revanche, le Diable (ou Démiurge) évolue sur Terre qu’il a créée. Or, l’homme a cette particularité, pour son malheur, d’être constitué d’une âme spirituelle immortelle et d’un corps matériel périssable. Il est en quelque sorte l’expression de la dualité. C’est là sa tragédie.
À savoir, ensuite, que c’est le Diable (Satan, le Démiurge, Yahvé, Lucifer, quelque soit son nom) qui a créé le monde, l’univers matériel… et qui l’a peuplé en kidnappant des anges du Plérôme. Ainsi pour nombre de gnostiques, nous vivons littéralement en enfer. Quand on voit le sort des Cathares, par exemple, exterminés lors de la croisade des Albigeois, puis par l’Inquisition, on peut difficilement leur donner tort.
D’où, troisième point à retenir, tous ces mouvements ont mal fini. Soit le gnostique était obligé de se convertir à la religion dominante (catholique, orthodoxe ou musulmane), soit il était éliminé physiquement. En France, les exemples les plus atroces étant le sac de Béziers et l’extermination de sa population en juillet 1209, et le tristement célèbre bûcher de Montségur, la dernière citadelle cathare, en mars 1244.
Ce qui m’intéresse pour éclairer les points obscurs de la saison 3, outre leur croyance en la transmigration des âmes (métempsycose ou réincarnation), c’est aussi que chaque acte a une conséquence. D’une action bénéfique découle une conséquence bénéfique. Et, inversement, d’une action maléfique découle une conséquence maléfique. De même, si on peut être sauvé de sa situation d’ange emprisonné dans un corps matériel, on peut être corrompu et être irrémédiablement perdu. Les agents maléfiques ne sont pas tous des démons, mais des hommes corrompus. Car il se déroule une guerre cosmique entre le Bien et le Mal… et, force est de constater, que le Mal est en train de l’emporter.
J’en dirai plus dans le prochain article. À suivre…
Lecture conseillée pour une introduction aux mouvements gnostiques de l’Antiquité au Moyen-âge : Le manichéisme médiéval de Steven Runciman.
Pour le baroque, je renvoie à mon article : La mise en scène du monde dans le webzine Univers 4, à lire/télécharger gratuitement ici : http://outremonde.fr/univers-4-outremonde
Je serai présent aux Premières Rencontres Chimériques qui se dérouleront à Egly les vendredi 26 et samedi 27 mai 2017.
En compagnie de Elie Darco et Bleuenn Guillou, sur le stand des Éditions Sombres, je dédicacerai Animaux fabuleux, l’anthologie que j’ai eu le plaisir de diriger et qui vient de paraître.
L’association qui organise ces rencontres a pour but de mettre en valeur les éditeurs indépendants spécialisés dans l’imaginaire, (surtout les petites structures qui manquent souvent de visibilité, alors que leur travail est de qualité), ainsi que les littératures de l’Imaginaire qui souffre encore, en France, d’une image négative. Mais aussi le travail des artisans (vêtements, cuir, bijoux, objets et tant d’autres) qui montrent que l’univers de l’Imaginaire est riche, puissant et foisonnant.
Inséparables est un thriller jeunesse (avec des éléments d’anticipation) signé Elie Darco.
J’ai particulièrement apprécié la lecture de ce roman. Et ce pour plusieurs raisons. Une ambiance pesante, angoissante ; des héros attachants, bien campés ; une intrigue mystérieuse, avec des coups de théâtre… et surtout l’ensemble est bien écrit (même si c’est catalogué Young-adult). Bref, c’est un très bon thriller que je le conseille vivement !
Le trailer pour donner envie :
Voici la couverture :
Voici le quatrième de couverture :
« Ballottés au gré des affectations successives de leurs parents militaires, Alec et sa sœur Beryl sont un peu livrés à eux-mêmes. Complices et inséparables, ils aiment repousser leurs limites et tenter des expériences dangereuses, quitte à enfreindre les règles de la société sécuritaire dans laquelle ils vivent. Et quand la famille échoue dans une petite ville perdue au milieu de la forêt, loin des tripots clandestins, des salles d’arcade et de toute animation, l’ennui les gagne.
Un soir, ils subtilisent l’arme de leur père et vont s’amuser en cachette à tirer dans les bois. Des camarades de classe qu’ils n’attendaient pas les rejoignent. Leur séance s’achève par une forte détonation qui sème la panique…
Le lendemain, la police se présente chez eux et leur apprend qu’une jeune fille a été trouvée morte, à côté de là où ils s’entraînaient au tir. Tandis qu’un profond malaise s’empare des habitants, Alec et Beryl sont sur le qui-vive et cherchent à comprendre. Envers et contre tous, ils devront se montrer plus soudés que jamais pour résister dans ce monde où désormais, tout leur échappe…
Un thriller haletant, teinté de science-fiction, qui nous emmène aux confins d’un univers angoissant où les repères humains deviennent de plus en plus flous. »
Les infos :
Thriller & Science-fiction
Dès 13 ans
304 pages
Parution le 21 avril 2017 chez Magnard, collection M
Chers amis lecteurs, il est désormais possible de précommander l’anthologie Animaux fabuleux, que j’ai eu le plaisir et l’honneur de diriger pour le compte des Éditions Sombres Rets.
L’ouvrage est composé de 19 nouvelles inédites, et sera disponible à partir du 17 avril 2017.
La superbe aquarelle qui sert d’illustration de couverture a été réalisée par Elie Darco
Voici le sommaire :
Préface de Cyril Carau La chasse du baron de Richecourt, Aurélie Genêt Les chats de Schrödinger, Anne Goulard La Dernière Neige, Delphine Hédoin Comme les rois mages… Jean-Marc Sire La Valse de la Sirène, Bleuenn Guillou À la poursuite du khting voar, Tepthida Hay Si tu n’es pas sage, Florian Petit Ivresse ignée, Florian Bonnecarrère The spider and the fly, Thibault de Lambert Par les liens toxiques de la chair, Frédéric Darriet Propensia animis spongiasis, Emmanuel Ardichvili Cochon qui s’en dédit, Marie Czarnecki Inari no Shinden, Ophélie Hervet La Bête, Pascaline Nolot Gare à la Gouille ! Eric Vial-Bonacci Ganiagwaihegowa, Phil Becker Game over, Virginie Perraud Le dernier des Massaliotes, C.D. Inbadreams L’Épave du Bout du Temps, Sylwen Norden
Des informations complémentaires (et comment le précommander) sont visibles sur la page du livre.
Triste nouvelle en cette fin janvier, les éditions du Riez fermeront le 31 avril 2017.
Voici l’annonce officielle :
C’est avec une immense déception que vous nous annonçons la fin des Editions du RIEZ.
Malgré vos efforts, vos partages, cela ne sera pas suffisant… janvier est tout simplement catastrophique.
Cela impacte nos investissements futurs… en gros pas d’argent !… et des charges à payer – 2016 était déjà bien compliqué à gérer avec 3 sorties seulement, là, nous ne savons pas quand nous pourrons sortir un livre !
Qui dit pas de nouveautés à proposer, dit maison d’édition en train de mourir, il ne faut pas se leurrer.
Un grand merci à vous toutes et tous qui nous avez soutenus, aidés et accompagnés d’une façon ou d’une autre durant toutes ces huit années… auteurs, illustrateurs, lecteurs, libraires, bibliothécaires, éditeurs, chroniqueurs…
Cela aura été une belle aventure !
Cela m’attriste non seulement comme auteur (mon thriller fantastique : Les Runes de feu), mais aussi comme lecteur, car les ouvrages proposés par les éditions du Riez étaient excellents. Et cela me peine aussi pour Alexis Lorens, mon éditeur, qui s’est entièrement investi et a fait un travail formidable.
Nous organisons également une cagnotte via le site LEETCHI, toujours dans la même optique… avoir le moins de casse et de pertes financières au moment de la cessation d’activité.
Merci à tous
Chacun participe du montant qu’il souhaite.
Tous les paiements sont sécurisés
Je vous remets ci-dessous, le texte mis sur la page LEETCHI.
Nous fermons notre maison d’édition. C’est un crève cœur. J’ai une pensée particulière pour nos auteurs qui se retrouvent orphelins, pour nos projets abandonnés.
Créer et maintenir une petite structure éditoriale est compliquée. C’est une aventure surmontée d’obstacles et de défis – La passion qui nous anime ne se suffit pas à elle-même et la réalité économique nous rattrape souvent.
Je n’y reviendrai pas en détail, je vous invite à lire l’article de Loïc Richard, écrit il y a peu sur le site de Walrus et qui dresse un constat assez fidèle de la situation du paysage éditorial de l’Imaginaire/Mauvais genre en France.
Nous avons lancer des promos afin d’écouler notre stock – Nous avons décider également de lancer cette cagnotte pour ceux & celles qui souhaiteraient participer autrement.
Faites tourner l’information autour de vous. Plus nous aurons de ventes sur le site et plus grande sera la cagnotte, mieux se passera la fermeture des éditions du Riez, sans trop de casse – en douceur.
Un immense MERCI pour ce dernier coup de pouce.
Un grand merci à toutes et tous qui nous avez soutenus, aidés et accompagnés d’une façon ou d’une autre durant toutes ces huit années… auteurs, illustrateurs, lecteurs, libraires, bibliothécaires, éditeurs, chroniqueurs, blogueurs, organisateurs de salons…
Comme chaque année, le Carré des écrivains se déroulera au Centre Bourse à Marseille. Je serai en compagnie de 153 romanciers, poètes, auteurs, historiens, scénaristes, essayistes… qui ont écrit sur Marseille et ses environs. Comme le thème de cette année est le sport, à partir du 7 novembre 2016 le stand du Comité du Vieux-Marseille propose l’exposition : « Marseille ville sportive : histoires des lieux et des hommes ».
Organisée par le Comité du Vieux-Marseille, à l’initiative d’Yves Davin, cette manifestation se déroule le samedi 19 novembre 2015 au centre-Bourse.
Voici quelques-uns des auteurs présents. Je me trouverai entre l’historien Claude Camous et l’auteur et cinéaste Philippe Carrese.
Je dédicacerai mon roman policier L’ange de Marseille, mon thriller Les runes de feu, mon recueil fantastique Masques de femmes et la dernière anthologie de nouvelles que j’ai dirigée Dérives fantastiques. Je vous donne donc rendez-vous, le samedi 19 novembre de 14H à 18H, au Centre-Bourse.
J’ai passé un très bon après-midi en compagnie de l’historien et conteur Claude Camous, biographe également et grand spécialiste de Marseille.
Du 11 au 16 octobre se déroulera en Pays d’Aix la 8e édition du Festival de l’Imaginaire « Autres Mondes ». Et le salon littéraire aura lieu à Lambesc les 15 et 16 octobre.
Cette année, le thème est « les enquêteurs de l’étrange ». Expositions, débats, ateliers d’écriture et graphique, spectacles, concerts… seront au rendez-vous.
À noter que du mardi 11 octobre au vendredi 14 octobre, dans les médiathèques de leur commune ou dans leurs établissements, les écoliers et collégiens de Lambesc, des Pennes-Mirabeau, de La Roque d’Anthéron et de Rognes rencontrent auteurs et illustrateurs pour des échanges privilégiés, préparés tout exprès pour eux et qui leur sont réservés.