Étiquette : vie

  • Tragique

    Cyril Carau, pour résoudre les apories dans lesquels s’étaient encroûtées les abstractions lyriques, expressionnistes et géométriques, a utilisé les éléments picturaux fondamentaux des unes et des autres, de façon inversée, en vue de les synthétiser dans la même surface plane.
    Cette série de tableaux a trouvé sa nomenclature dans ce que Mondrian appelle le Tragique ( d’où l’appellation de « Tragique chez Mondrian » donné initialement à la gouache sur papier, « Tragique 0 »).
    Au départ, les tragiques ont pour ambition d’apporter une réponse esthétique aux problèmes qui grèvent la peinture abstraite. Cette résolution accomplie, de problèmes au final bien « secondaires », il était temps de passer aux choses sérieuses… et faire des tragiques une réponse au tragique de la société. Ou du moins, un élément de réponse dans le travail de conscientisation généralisée par l’abstraïsme.
    Le vocabulaire pictural (travail sur la ligne et les mouvements de couleurs) qui a émergé en réponse aux apories de l’abstraction, acquiert une autonomie. Il peut, dès lors, se lire comme une réponse à la représentation que la société impose pour calibrer, normaliser, aliéner les esprits des sujets sociaux.
    Aussi, les tragiques deviennent des instruments de conscientisation en sortant du champ normalisé de la représentation, en ouvrant les sensibilités des spectateurs sur d’autres éléments du visible, en stimulant leur intellect, ainsi que leur curiosité, en faisant du public non plus un spectateur passif, mais un acteur dans la sphère de la représentation. C’est à dire, qu’un tragique invite le spectateur à penser par lui-même et ne lui impose plus une représentation d’objets concrets… comme peuvent le faire des publicités (aliéner l’individu pour qu’il achète des marchandises) ou comme le faisait la peinture traditionnelle (publicité des pouvoirs royaux et religieux, puis bourgeois au sein de la société patriarcale). Ici, plus de mise en scène d’êtres humains ou de promotion du Pouvoir, mais l’exhibition des structures mêmes de l’aliénation.

    Par rapport à l’ensemble de sa production picturale, on peut considérer les Tragiques comme les œuvres qui satisfont, de façon la plus appropriée, Cyril Carau, pour ce qui est d’une peinture véritablement abstraïste.

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  • Histoires d’Amour

    Aujourd’hui parait officiellement l’anthologie de nouvelles Histoires d’Amour, dirigée par Elie Darco aux éditions Sombres Rets dans la collection Méandres de vie. Ma nouvelle le sourire de Fausta y figure.

    Vous avez jusqu’à minuit pour commander ce livre en bénéficiant de la gratuité des frais de port.

    L’Amour, comme une quête de bonheur, une aspiration impossible, une soif d’absolu, la recherche de l’âme-sœur.
    L’Amour qui attend le bon moment pour s’en venir, qui lutte contre le temps, qui demeure une vie entière ou un bref instant.
    L’Amour enflammant le corps, troublant la raison et l’esprit, dépassant les limites du genre ou de la mort.
    L’Amour qui transcende l’espace, la matière, l’être et ce qu’on a de plus précieux, l’étincelle en nous qui sait donner la vie.
    Qu’elles prennent un tour sensuel, fantastique, comique ou tragique, ces vingt-trois histoires d’amour vous porteront à la rencontre de personnages attachants, convaincus de la force du sentiment amoureux et de son unicité.

    Je vous invite aussi à faire connaissance avec les auteurs des nouvelles et à vous rendre sur la page facebook dédiée à l’anthologie.

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  • Biographie

    Depuis des années, Cyril Carau explore les divers champs de la création (littéraire, artistique, audiovisuelle) afin d’exhiber tout à la fois la beauté et le tragique du monde. Féru d’histoire et de philosophie, il scrute le passé, les systèmes de pensée, les idéologies. Humaniste et amoureux de la vie, il poursuit cette quête inlassable dont on peut découvrir les résultats dans ses écrits, tableaux ou films.

    Après des études de philosophie, Cyril a voyagé aux États-Unis et en Italie.

    Il a écrit et réalisé quelques courts et moyens-métrages, notamment avec Antoine Coppola. (Le rituel, La rosée de l’épée, Ecce homo, L’aube rouge des émeutes…, La nouvelle innocence, Le peuple de l’abîme, Bagdad Ground Zero, Sans entraves, Incantations érotiques pour une fleur de Sakura, Les contes cruels du seigneur de Lacoste et Les Communards.)

    Artiste-peintre, on peut découvrir sur son site – http://art.outremonde.fr/ – quelques-unes de ses toiles à huile et à l’acrylique.

    Amateur de littérature et de films de genre, il aime raconter des histoires ténébreuses, au cœur de l’Histoire. Dans sa ville natale, avec L’Ange de Marseille (Sombres Rets, 2009), aux États-Unis, avec Le chant du cygne (La Frémillerie, 2011) Les runes de feu (Éditions du Riez, 2015, puis Sombres Rets, 2023) et Whiskey After Case (Sombres Rets, 2018), il met en scène des personnages charismatiques ou torturés, à la recherche d’absolu — qu’il soit sublime ou destructeur. Pourtant, dans la noirceur de ses écrits, l’humour n’est jamais loin.

    Il a coécrit avec Élie Darco Masques de Femmes, un recueil de nouvelles fantastiques illustrées (Le Calepin jaune, 2009, puis Sombres Rets, 2011).

    En 2012, avec Didier Reboussin, il a eu l’honneur de terminer le roman fantastique (inédit et inachevé) de Nathalie Henneberg : Hécate (Sombres Rets).

    Sa romance contemporaine, Gravée dans la pierre, est sortie aux Éditions Gloriana en 2019. Son recueil de nouvelles, La croisée des chemins (Sombres Rets, 2021), décline en 14 textes les divers genres de l’imaginaire : contes, mythologies, fantasy, fantastique, étrange, horrifique, science-fiction.

    Il a également publié des nouvelles dans des anthologies : Malpertuis XI (Malpertuis, 2020). Aventures sidérantes, l’antho Pulp ! (Flatland Éditeur, 2020). Moisson d’épouvante, volume 2 (Dreampress.com, 2015). En attendant l’apocalypse… (Les Netscripteurs/Éditions Nostradamus, 2012). Contes du Monde, Les Dames Baroques et Les Sombres Romantiques. (Éditions du Riez, 2011, 2010.) Plumes de chats (Rivière Blanche, 2009). « Contes et Légendes… revisitées », (Éditions Parchemins et Traverses, 2006).

    Il a dirigé cinq anthologies aux Éditions Sombres Rets : Animaux fabuleux, 2017. Dérives fantastiques, 2015. Étranges voyages, 2014. Le Monde de la Nuit, 2013. Pouvoir et Puissance, 2009.

    Enfin, Cyril Carau a aussi rédigé des articles dans diverses revues : La légende de Musashi à propos de l’adaptation des livres de Eiji Yoshikawa in – L’Avant-Scène Cinéma n° 685 de septembre 2021. La conquête de la liberté in – Galaxies 38, de novembre 2015. Le dossier Nathalie Henneberg in – Hécate. Présentation de Nathalie Henneberg, article dans Univers VIII d’OutreMonde. Paroles de sabre, CinémAction n° 128, de juin 2008. Le geste baroque du bourreau, Itinéraires n°3, les Chemins de l’aube, de mai 2008.

    Âgé de 55 ans, il vit actuellement à Marseille avec son épouse, Élie Darco.

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  • La rivière du crépuscule de Lee Gil-won

    Voici la dernière publication des Editions Sombres Rets…

    Un recueil de poésies accompagnées de photographies.

    Suivre l’exemple de la rivière du crépuscule, méditer sur un nuage, écouter le conte de la fleur, les avertissements des cigales, ou dire simplement ce qu’on a sur le coeur.

    À travers sa poésie Lee Gil-won observe le quotidien avec un humour et un franc-parler particulier, un peu à part de la mouvance naturaliste moderne. Il aime célébrer les beautés de la nature, visibles ou mystérieuses comme autant de manifestations organiques de la société.
    Avec ce recueil, il convie le lecteur à se nourrir d’une poésie de l’instant vivant, des connivences tristes, des vérités de l’existence ou de la joie hédoniste.

    photo de Antoine Coppola

    La riviere du crépuscule de Lee Gil-won

    Prix : 10 euros
    Type d’ouvrage : recueil de poèmes
    Format : 12,5 x 21cm
    Environ : 88 pages
    ISBN : 978-2-918265-03-0

    Pour lire un extrait au format .pdf cliquer ici

    Pour se rendre sur le site

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  • Interview de Cyril Carau

    Alors hier j’ai fait une interview sur le forum littéraire Accros à la lecture.

    Cela fut un moment agréable, très convivial, que j’ai bien apprécié. Parmi les intervenants il y avait les deux administratirces du forum : Skalanah et Lhinaë, et comme membres du forum cricridiamor et guigui26.

    on peut lire l’interview en entier à cette adresse : http://accros-a-la-lecture.forumactif.net/les-interviews-f174/interview-de-cyril-carau-t1470.htm

    Voici le début :

    Cricridiamor : Comment t’es venu l’idée de cette anthologie? Et pourquoi ce sujet?

    Cyril: Bonjour cricridiamor,
    Alors je vais d’abord répondre à « comment t’es venu l’idée de cette anthologie? » et ensuite à la seconde question.

    Quand j’ai lancé le webzine Univers sur OutreMonde, après quelques numéros comme ça marchait bien, j’ai eu envie de faire une web-antho avec plus de textes et plus d’illustrations. Le webzine ayant moins de nouvelles et pas toujours de thème commun. ça a débouché sur les HS d’OutreMonde. Il y a eu 2 numéros. Là aussi le succès était au rendez-vous. Et on nous demandait souvent pourquoi ne pas passer sur support papier.
    Quand l’opportunité s’est présentée avec les Editions Sombres Rets, j’ai sauté le pas et organisé un appel à textes sur le thème du pouvoir et de la puissance. Nous avons reçu plus d’une centaine de nouvelles, la sélection fut assez ardue.
    Après parmi les illustrateurs d’OutreMonde et d’autres que j’aimais bien, j’ai essayé de leur proposer parmi les textes choisis ceux qu’ils aimeraient bien illustrer. ça a été toute une aventure que la préparation de cette anthologie :lol:
    Pour répondre plus en détail à ta question, je lis beaucoup de nouvelles, dans des revues, des recueils, des anthologies ou sur le Web (webzine ou sur des sites). Sans même parler de toutes les nouvelles que je reçois en AT. Et je pense que c’est important de les publier dans de beaux livres, avec des illustrations quand c’est possible. Donc quand j’ai pu le faire, je ne m’en suis pas privé.

    « pourquoi ce sujet ? »

    Je vais essayé de faire court, car je pourrais m’étendre sur la question pensant des heures, c’est un thème qui me fascine vraiment.

    Alors, dès gamins, j’ai été intéressé par les pouvoirs, leurs utilisations, l’implication d’avoir du pouvoir, des pouvoirs. J’étais et suis encore un lecteur invétéré de comics Marvel. Môme je m’imaginais même devenir plus tard super-héros LOL, avec mes copains, on avait fondé une équipe de super-héros, c’était vraiment marrant.
    Avec des pouvoirs, on peut tout faire, créer des choses, faire le bien, aider des gens, améliorer la vie, etc. mais, utilisés à mauvais escient, les pouvoirs peuvent être dévastateurs. C’est une propriété quand même assez surprenante.
    Plus tard, durant mes études de philo, j’ai pu approfondir conceptuellement l’étude de cette notion. J’ai lu pas mal d’auteurs qui avaient traité la question, notamment Nietzsche qui avec la notion de volonté de puissance a construit tout une philosophie de la vie très intéressante. Comme les notions de vie, de créations, de société, de civilisations m’intéressent également au plus haut point, et qu’elles sont liées à la notion de pouvoir, je me suis dit, non seulement ce thème m’intrigue, me fascine même, mais appliqué à la littérature, aux imaginations d’autres auteurs, qu’est-ce que cela va donner ?
    C’est pour cela que je l’ai choisi comme thème de l’antho.

    Bon, j’ai pas fait trop long finalement, ça va.

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